Mash… mallow : bilan prématuré

Texte & Vidéos : Cigalou 

Première semaine de juillet 2016, j’allais chez la Sima chercher la Mash 400 R Adventure pour un essai au long cours d’une année. Fin septembre 2016, la moto HS retournait à Beaune. Après deux mois sans nouvelles suivis d’une – disons-le élégamment – divergence d’opinion, mon aventure de « pilote » s’arrêtait. Il est donc temps de vous faire le bilan du pourquoi du comment.

Les faits

La Mash Adventure qui m’a été fournie est celle sur laquelle j’avais fait le Paris-Dunkerque. C’est aussi la même que vous pouvez actuellement acheter en concession (excepté une selle non-rabaissée et un système de fixation des valises moins bien foutu que sur les miennes). Elle avait 4 000 kilomètres au compteur lorsque je l’ai récupérée début juillet. J’en étais responsable de 1 000 d’entre eux suite à mes séances de drift dans la boue picarde. En trois mois, je lui ai infligé 2 000 kilomètres entre le rude Peregrine Tour, les reco de la rando TT Pirate et le Cathare Moto Trail. 80% d’off road donc. A 6000 kilomètres, suite à une panne aux explications encore floues données par la Sima, je décidais de stopper là les frais. J’ai donc roulé 3 mois et 2 000 km sur cette moto, dans un usage essentiellement TT.

Parce que beaucoup me disent « qu’est-ce que tu lui as mis dans la tronche ! », je tiens à préciser certaines choses. Je n’ai fait avec cette moto neuve de 2015 rien de plus voire même bien moins que ce que je fais avec mes croulants 660 XTZ de 92 et 600 XL de 87 ultra-bornés. Je rappelle que je ne roule pas seul mais entouré de potes en 350 DR, 500 KLE, 750 Africa Twin, R100 GS et autres tromblons. Et on suit tous la même trace… Effectivement, laissons toute modestie de côté un instant : Je roule assez fort en off road et j’ai quelques bases de trial me permettant de tenter des choses que certains ayant du mal à descendre un trottoir en GS trouveraient impressionnantes. Mais à aucun moment je n’ai eu un usage inapproprié de cette moto. Car même s’il a des tendances endurisantes, le trail que nous pratiquons avec les Dirty Pirates reste du trail. Ou alors si c’est juste pour enfiler des perles sur les bords de route, autant rester sur bitume.

Deuxième point : si je ne suis moi-même pas un as en mécanique (c’est le moins que l’on puisse dire), nous avons toujours au minimum un mécano dans nos groupes de roulage et mon paternel disons que c’est même carrément un peu son métier. Donc cette moto a été entretenue durant ces 3 mois d’essai. Surement plus que chez un motard lambda.                        

Un prototype prometteur

Pourquoi je dis prototype ? Car ça en est un ! Cette moto n’avait pas vraiment fait d’off-road jusqu’à ce que je m’empare de son guidon. Les essais de journalistes ? je crois que plus personne ici n’en est dupe. Le Paris-Dunkerque avait été sa grande première et elle s’en était brillamment tirée, ce qui m’avait convaincu de tenter l’aventure d’un essai longue durée avec elle. Oui, sauf que les bords de champs picards ne sont pas exigeants pour les machines : pas de caillasses, pas de franchissement, pas de dénivelé. Là elle a découvert la garrigue calcaire de Provence, les pierriers des Cévennes, la glaise du Larzac et la pouzzolane de Haute-Loire. Et par bien des aspects elle n’a pas démentie ma première impression très positive. 

C’est une moto « facile », légère et agréable à conduire. La partie-cycle, si elle n’a pas l’amplitude de celle d’un 350 DR ou même d’un 350 XT fait honnêtement son travail. J’aurais aimé plus de débattement, surtout sur une fourche aussi efficace. Les roues de cette bécane sont justes exceptionnelles : indestructibles ! Pas un voile, rien ! Alors que je pèse 90 kilos (compte 100 avec toutes les protections) et que je roulais les valises chargées à toc (tente, outils, provisions, etc). Enfin, le moteur, s’il ne t’arrache pas les bras, a le mérite de te faire passer de partout avec son « pom pom pom » de mono en tout point délicieux. Le seul bémol reste les transitions sur bitume où j’ai découvert grâce aux copains me suivant qu’un 110 compteur Mash correspond à un 90 compteur japonaise… Mais quand on est pas pressé, why not ?

– 

Petits défauts à gros emmerdements

Cette moto serait une parfaite randonneuse pour débutant(e) si… la Sima corrigeait deux petits défauts de rien du tout.

Tout d’abord, il y a la visserie. C’est juste dingue. Vous dévissez, vous revissez : Ah ben c’est foiré. Du chocolat. Du Nutella même que la visserie de cette bécane ! Pour l’anecdote, le pas de vis de mon rétroviseur gauche s’est taraudé rien qu’avec les vibrations ! Et c’est pareil pour tous les boulons. Quand tu démontes un truc, tu croises tous tes doigts de pieds au moment de remonter. Une semaine après leur avoir rendu la Mash, avec mon père on a vidangé la fourche de mon XTZ. Des vis qui n’avaient pas été touchées depuis 25 ans je pense. Et pourtant, si la moto sortait du magasin elles n’auraient pas été moins nickels. Un plaisir. Celles de la Mash – toutes giblées – donnaient l’impression d’avoir fait 3 fois le tour du monde. (Et – entre parenthèse – pour ce qui est de l’usure accélérée sachez qu’un kit chaîne Mash vit apparemment… 6 000 km).              

Le second détail qui tue, c’est le faisceau électrique. Du fil dentaire avec de la soudure un point niveau cours de techno 5ème. Plus à l’économie tu meurs. Sauf qu’avec les vibrations du mono associées à celles des clapas du Sud, ben il y a tout qui saute. Là j’en ai vu des vertes et des pas mûres : le neiman qui ne contacte plus, le relais de la pompe à essence qui se barre, une nuit sur le trottoir à cause d’un faux-contact sur les phares, un tableau de bord qui pète les plombs (au sens littéral), des dizaines de démarrage à la poussette sur faux-contact (ce qui a fait beaucoup rire les participants à la Cathare Moto trail) et bien sur la panne finale où soudainement tout a coupé. A Minuit sur la N7. Joie.     

Un rush datant du Peregrine Tour et qui s’est avéré… prophétique ! 😉 

Pas grand-chose hein quand on y réfléchit. Allez disons qu’en vendant leur brêle 100e plus cher histoire que ces améliorations ne leur coûtent rien tout le monde y serait gagnant. Parce que là, dans l’état actuel, à cause de ces deux merdouilles, cette moto colle parfaitement à ce foutu préjugé sur les motos chinoises. Et ça me fait de la peine car ce serait si facilement corrigeable…

Pourquoi j’ai décidé d’arrêter

Je vais vous épargner les tractations qu’on a eu avec la Sima ces dernières semaines car je commence à être fatigué de me mettre en permanence le monde de la moto à dos à cause de ma grande gueule trop franche. S’en prendre aux moulins à vent c’est beau mais cela vous propulse plus souvent dans la boue que dans les étoiles.

Voici les faits en toute simplicité : J’ai fait remonter à Mash ce que je viens de vous écrire il y a plusieurs mois. Ces derniers expliquent la panne finale par un filtre à air papier défectueux (ce qui est tout a fait possible) et s’engagent à équiper désormais leurs machines de filtre mousse. Très bien. Mais quid de l’électrique – ce n’est pas la poussière qui a arrêté mes phares que je sache ? –  et de la visserie de pacotille ? Là c’est le grand silence.

p1100920

Je leur ai donc donné mon congé. Je pensais travailler avec eux au développement d’une machine qui à mes yeux pourraient être le 350 DR de notre génération. Mais de toute évidence je n’étais qu’un homme-sandwich. Une fois de plus j’ai l’amère sensation de m’être joliment fait berner. On apprend à chaque fois tu me diras… Ma seule consolation c’est qu’ils m’avaient sous-estimé sur un point : l’intégrité. Un p’tit jeune prêt à tout pour se la jouer « pilote » qu’ils ont dû se dire en me demandant de venir récupérer la bécane. Sauf que j’ai dit non. Pas avec une marque en laquelle je ne crois plus.

La seule richesse du pauvre, c’est ses principes, car ils ne coûtent rien. Et quand l’on a que ça, hors de question de les brader au premier venu.

Pour la rando TT Pirate, j’ai donc enfourché mon bon vieux XTZ que j’avais délaissé depuis quelques temps. Terminé le clinquant maillot et la machine neuve. Retour aux sources de l’Esprit trail. Je pense que je vais être suffisamment blacklisté auprès des marques pour qu’aucune ne prenne à nouveau le risque de travailler avec moi. Et tu sais quoi ? Je m’en branle. Un gars qui s’appelait La Fontaine a écrit un truc là-dessus il me semble bien : Le Loup et le Chien.

Je ne suis définitivement pas fait pour porter de laisse.        

xtz-cha-cha

Photo : Cha Cha

Essais , ,

44 Comments, RSS

  1. varuna 15 décembre 2016 @ 7 h 48 min

    Salut le cig’
    D’abord mes feloches l’ami . tableau d’honneur. note administrative au taquet . bonnes classes l’an prochain ….
    Sans blague . en plus de me trainer sur une bécane depuis 1970 , je fus prof ..ah ah .
    D’aucuns que j’ai croisé en raid avaient émis quelques doutes sur tes CR . eh ben je remettrai les pendules à l’heure à l’occasion.
    Les japonaises ah les japonaises. Mon dreuzz est full stock de 2007 : quasi neuf en somme ; je ne suis pas un pilote fin fin disons . Et rien de pété dans l’électrique.
    ma caisse est une vieille sub forst’ de 2003 , je la malmène dans les chemins . idem
    fin de la pub pro nippone
    au plaisir de te croiser si on peut sur de la balade

    • Maître Cigalou 15 décembre 2016 @ 8 h 16 min

      Ha ha salut collègue,

      Il est quasiment impossible de faire un essai sans qu’on nous serve des accusations de « corruption ». Et je te parle pas des jaloux qui disent ça mais seraient prêt à vendre leur grand-mère pour une paire de clignos gratos. Soit-disant on serait enclin à être clément car les marques nous donnent les produits. Euuuuuh, parce que tu crois que les journalistes les achètent ? Bref, je n’y fais plus attention et ne force personne à lire mes essais.

      Personnellement, je suis droit dans mes bottes et je n’ai qu’une parole. Quand c’est bien je le dis. Quand ça ne l’est pas je le dis. Le reste je m’en tape, je suis déjà sur-équipé et j’adore mes motos, alors pas besoin de faire la danse du ventre aux marques.

      Dans le cas de la Mash l’épreuve du temps m’a permis d’affiner mon opinion (qui reste d’ailleurs positive sur le potentiel de la machine, moins sur la « politique » du constructeur). Et comme toi je reste… « Japan Power » ! 🙂

  2. Florian 15 décembre 2016 @ 9 h 23 min

    « Droit dans mes bottes » y’a beaucoup de copyright la dessus 🙂
    Blague à part, encore un bel exposé des faits et de mon point de vue très objectif.

    J’te félicite pour tes prises de position non pas que je pense que les journalistes soient cor…….rompus mais ca fait du bien de lire « on m’achète pas »

    Dommage pour la mash, dommage pour la société tu as mis le doigt sur ce qui pourrait les aider et crédibiliser la marque à savoir une moto fiable avec un SAV de qualité!

    Dommage pour eux….les perdants dans l’histoire c’est eux

    Bravo !

    • Maître Cigalou 15 décembre 2016 @ 10 h 48 min

      Je ne pense pas non plus qu’au fond les journalistes soient corrompus. C’est juste que quand tu fais des essais organisés et gérés de A à Z par les marques, tu dois forcément te faire influencer inconsciemment (conditions de roulages idéales, sur une période courtes, etc).

      • Jack 15 décembre 2016 @ 22 h 05 min

        Je serais plus nuancé… A la sortie de la gamme Triumph 2016, certains articles de la presse moto classique britannique étaient plus biaisés que les brochures de la marque !! J’en ai annulé deux abonnements…

  3. guillaume 15 décembre 2016 @ 10 h 14 min

    comme toujours les économies d’échelle viennent tuer dans l’oeuf une bonne machine.
    L’argument de ce type de marque reste le prix, que le prix, au détriment de la raison et de l’ingénierie…
    Et sinon la nouvelle royal-einfeld himalayan ? Tu en pense quoi ?

    • Maître Cigalou 15 décembre 2016 @ 10 h 46 min

      Ben comme pour la Mash, elle a l’air très prometteuse sur le papier (sauf qu’en plus elle est belle). Mais faut voir en vraie utilisation.

      Ils ont pas mal baissé ces dernières années Royal Enfield à ce que me disaient des gars qui roulaient avec aux Millevaches.
      Après, là ça reste du « on dit » vu que je n’ai jamais enfourché une brêle de cette marque. Mais en tout cas elle m’émoustille cette « petite ». 😉

      • Jack 15 décembre 2016 @ 22 h 02 min

        Aucune RE n’est malheureusement compatible Euro4, ça clos le sujet. Au 1er janvier toutes les Enfield neuves des concess sont bonnes à fourguer d’occaz…

  4. varuna 15 décembre 2016 @ 11 h 30 min

    Pour élargir .. Je cherchais un remplaçant a mon dreuzz .
    J’ai zieuté les SWM , a base husky : trop confidentiel, et des conss trop portés sur le 50
    le CCM ; pas importé en France
    Le WRF trop enduro , occases aux histoires invérifiables et entretien de folie
    BM non sans réfléchir
    KTM ; j’ai vu des pépins in situ. trop et j’aime pas la couleur…..
    mash bah bah
    donc
    bah j’attends la future ten » a base 700 qui ferait 200 Kg tous pleins faits . un peu lourd mais yam is good

    • Maître Cigalou 15 décembre 2016 @ 13 h 07 min

      Celle-là, elle me fait aussi fantasmer par avance. Je n’aurai pas les thunes mais bon… Il y en aura d’occaze quand j’aurais les sous comme ça !

      Il y a AJP qui préparait une « Rallye-raid ». Là il pourrait aussi y avoir un bon rapport qualité/prix…

  5. raoul 15 décembre 2016 @ 11 h 50 min

    encore une fois bravo ! excellent article qui me rend encore plus fière d’être un motard! et puis entre nous le motard le seul trucs dont il a vraiment besoin ( a part ca moto bien sur) cest ca bite et son couteau !

  6. Phil91 15 décembre 2016 @ 14 h 33 min

    Surtout ne rien regretter.
    Même en désaccord avec la marque, tu as passé de bons moments. (et apparemment des moins bons au bord de la route)
    C’est ce qu’il faut retenir.

    Evidement que tu étais une vitrine, on parle quand même de commerce. Tes observations seront certainement étudiées de toute façon, ce que tu as fait n’est pas vain.
    Avec le temps et les retours clients, la situation évoluera. Il faut laisser du temps au temps.

    Y’a que les vieilles qui soient fidèles.

    Philippe

    • Maître Cigalou 15 décembre 2016 @ 15 h 12 min

      Bah sur le moment c’est râlant mais en vrai les moments de galères au bord de la route sont de ceux qui font les meilleurs souvenirs. Donc effectivement, je n’ai pas de regrets d’avoir vécu quelques aventures rocambolesques avec cette petite Mash !

      Espérons qu’ils la feront évoluer dans le bon sens dans les années à venir. Elle le mérite !

  7. tougame 15 décembre 2016 @ 14 h 38 min

    c’est vraiment pas sérieux de la part de mash
    c’est dommage j’aimai bien cette petite moto bon bah faudra trouver autre chose

  8. ludomiller 15 décembre 2016 @ 19 h 57 min

    Pour info Quentin l’AJP PR7 dont tu parles plus haut va être lancée en prod et tarif annoncé à plus de 10000 €. ça pique un peu quand même…

    • Maître Cigalou 15 décembre 2016 @ 20 h 21 min

      Ah mince, je l’espérais vachement moins cher quand même. Bon ben le XTZ (présent et futur) reste mon premier choix le jour où je gagne au loto !

  9. papyyam 15 décembre 2016 @ 20 h 11 min

    de toute façon personne aime la vérité .
    Bravo môme te laisse pas acheter j’ai confiance en toi …

  10. William 15 décembre 2016 @ 21 h 05 min

    Pas mal l’article! Ce qui est encore plus cool c’est que je viens de trouver quelqu’un qui roule en xtz violette, exactement comme! 😀

  11. Ferdi 15 décembre 2016 @ 23 h 43 min

    Ah bah merde !

    Ca partait bien pourtant.

    Bon, je dois avouer qu’au départ je craignais que le traitement VIP de la SIMA t’influence quand même un peu inconsciemment. C’est humain.

    Mais tu nous auras prouvé le contraire !

    Bon après, vu ce que tu dis sur la MASH et sur la réaction de la SIMA, il y a peut-être un créneau à saisir : proposer un kit de « fiabilisation » (visserie et faisceau qui tienne le coup)… Parce qu’après tout ça n’a pas l’air d’être une mauvaise moto, mais juste une jeune moto qui mérite de mûrir un peu !

    Sinon pour ce qui est des japonaises, j’ai moi aussi une grande (pour ne pas dire grosse) sœur de la famille XTZ. Il ne reste plus qu’à l’apprivoiser avec un Dr es-tout terrain pour aller lui faire découvrir les chemins de traverse.

    Encore bravo pour l’intégrité, dans les deux sens, car dans la même situation, plus d’un aurait craché sur le MASH par vengeance, ce que tu ne fais pas.

  12. Richard 16 décembre 2016 @ 7 h 05 min

    Mash plus ?
    ? Désolé, fallait qu’un c.n la fasse ?
    Tu me fais plaisir Cigalou à dire les choses comme elles sont, avec toi on a le rêve ET la réalité, cool

    • fleuridas 16 décembre 2016 @ 9 h 20 min

      Bon, ben me voilà pas si bête, mon court essai avec cette brêle m’avait laissé une forte mauvaise impression quand à la qualité de construction; c’est confirmé ! Vive mon freewind !

  13. Eric 16 décembre 2016 @ 8 h 37 min

    J’avoue que j’avais été déçu par une petite photo (pub) aperçue dans un magazine moto (un des rares parcourus, la presse ne m’intéresse plus) ou l’on voit une Mash, un pilote et son commentaire.
    je te reconnaissais dans le physique, mais pas du tout dans le verbe…la phrase était l’opposé de ce qui me semblait juste en fait.
    Les pendules sont maintenant à l’heure.

    • Maître Cigalou 16 décembre 2016 @ 9 h 38 min

      La phrase (fort nulle marketinguement parlant au passage) n’était pas de moi tu t’en doutes bien 😉

  14. Matthieu 16 décembre 2016 @ 9 h 11 min

    C’est intéressant comme retour, comme quoi il faut se méfier des promesses trop alléchantes.

    Je ne serais pas aussi négatif que toi concernant de futurs partenariats. Tu as perdu une collaboration avec la Sima, mais tu as gagné la confiance de ton lectorat, et ça ça peut intéresser d’autres marques qui ont une foi honnête en leurs produits.

  15. Kristoph MAZARD 16 décembre 2016 @ 9 h 44 min

    Bonjour,
    Je vous lis depuis votre premier essais avec cette moto pour pouvoir me faire une idée d’une bécane à acquérir pour faire mes premières armes en trail et ce à moindre coût.
    Mon mécanicien, en qui j’ai toute confiance, m’a tenu un discours presque similaire au vôtre mais seulement sur la qualité de montage sans aller plus avant.
    Je suis un peu surpris qu’un véhicule puisse passer les contrôles d’importation européens et arriver ainsi sur notre marché.
    Bref …
    J’apprécie votre point de vue franc et sans détour et il est parfois très utile d’appeler un chat un chat.

    Et donc quelle serait votre orientation, mise à part votre bonne vieille bécane ?
    Allez-vous vous tourner vers une autre marque qui cherche à pénétrer le marché européen depuis l’inde ?

    Au plaisir de vous lire à nouveau 😉
    Kristoph

    • Maître Cigalou 16 décembre 2016 @ 9 h 58 min

      Salut Kristoph,

      Déjà, on va se tutoyer hein, on est entre motards. 🙂

      Actuellement, que ce soit Mash ou n’importe quelle marque, je n’ai pas les moyens de me tourner vers autre chose que mes tromblons vu mon découvert bancaire (foutus cadeaux de noël). Mais imaginons que j’aie les sous-sous pour une moto neuve :

      – La moto idéale je pense au vu de ma pratique (et d’un budget qui reste raisonnable), c’est le 660 XTZ de chez Yam. Bientôt remplacée par une version 700 en bicylindre. J’avoue que si le prix reste identique à celui actuel, ça peut être du très lourd !

      – Pour ce qui est de la petite cylindrée a prix sympa, j’imagine que tu sous-entends la Royal Enfield Himalayan. J’avoue qu’esthétiquement elle déboite. Mais il faut voir en vrai usage. L’expérience pourrait être intéressante… Je miserai aussi bien sur les petites japonaises et européennes qui sont en train d’arriver ou en préparation : 250 v-Strom, 250 CRF, 390 BMW,… Là je pense qu’il devrait y avoir un bon rapport poids-prix-fiabilité. Reste à voir si elles seront funs !

      • Kristoph MAZARD 17 décembre 2016 @ 10 h 15 min

        V à toi Maître Cigalou,

        Oui, je faisais bien allusion à l’Himalayan, cette nouvelle mouture Indienne qui je suis sûr ne demande qu’à mûrir car si elle semble bien et convenir au marché indien,
        elle a d’ailleurs été conçu pour lui, elle doit maintenant encore prendre ses galons et s’adapter pour les exigences européennes pour arriver jusque chez nous.
        Pour avoir été en Inde plusieurs semaines, et d’ailleurs ne rêve que d’y retourner – fermons la parenthèse, ce que j’ai pu remarquer c’est que ce pays est, un peu comme l’Afrique aussi, le roi de la débrouille et de la réparation, il leur fallait donc une nouvelle bécane facile à entretenir
        pour rester sur la même logique de les Royal Enfield historiques.

        Le prix, les sous sous, bref le budget, on en est tous là et malheureusement notre passion peut souvent s’avérer excessive de ce point de vue là ; bref, je suis comme toi et beaucoup d’entre nous, je dois faire des concessions pour atteindre et continuer mon but, avoir une bécane roulante à moindre frais.
        Mais revenons à nos moutons, Maître Cigalou, si effectivement le manque budget est l’objet principal de ta démarche pour ta recherche en petite cylindrée cela devient bloquant. Alors que nous devons tous travailler afin d’assouvir notre passion et aussi le reste, logement, vie de famille et etc, il ne reste que peu de solutions de contournement, mais mais mais en bon informaticien j’ai toujours aimer les portes dérobées, un peu à l’image de ces commerciaux démarcheurs à domicile, qui, s’ils ne peuvent entrer par la porte trouvent toujours une solution pour pénétrer par la fenêtre, je veux évoquer par là : le culot. Et puisque je l’évoque, je vais donc l’utiliser !

        Et pour cela peut être as-tu déjà ce qu’il te faut en toi pour y arriver :
        – Tu commences à faire parler de toi dans notre milieu et c’est important,
        – Tu appartient à un collectif de motards aventuriers-blogueurs dont pas mal d’entre vous ont aussi ce même culot,
        – Au vu de tes vidéos, tu maîtrises bien ton destrier quel qu’en soit sa fougue, son âge et sa facture,
        – Certains constructeurs ont compris que les moyennes et petites cylindrées seraient maintenant porteurs de nouveaux marchés en Europe (merci les nouveaux permis !),
        – La presse spécialisée ne peut tout faire … Oops !
        – Il n’y a pas de Royal Enfield comme tu l’évoques si bien …

        – Donc avec tout cela en main ne resterait-il pas CE culot d’un jeune motard qui consisterait à te faire prêter un nouvelle bécane pendant plusieurs mois et selon un cahier des charges bien bordé ?

        Enfin, je dis ça je ne dis rien … 🙂

        Au plaisir de te lire à nouveau
        et en attendant je souhaite à tous nos amis motards et comparses de passer de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année 😉

        Kristoph

        • Maître Cigalou 18 décembre 2016 @ 13 h 41 min

          Ah bah comme t’y vas toi ! Tu sais être convaincant tudieu ! Tu prendrais combien pour être mon manager ? :-p

  16. Phil91 16 décembre 2016 @ 11 h 47 min

    As-tu envisagé de transmettre le lien de ton article vers la SIMA? Afin qu’elle exerce un droit de réponse. Moi, j’aime bien les droits de réponse.
    Cela l’inciterai à répondre à tes questions, et a dévoiler quelle serait leur politique de développement et fiabilisation du modèle.

    Si comme tu le dis, ce n’est pas une mauvaise moto, mais qu’elle à des points perfectibles, il ne faut peut-être pas jeter le bébé avec la flotte.

    En plus ton lectorat (immense et de haute qualité – bisous bisous) qui aurait éventuellement louché vers ce modèle aurait des arguments pour les aider.

    Philippe

    • évi 16 décembre 2016 @ 12 h 22 min

      Phil91,

      Transmettre un article qui présente les problème de leurs motos n’a jamais fait avancer les choses avec la SIMA… Ils tournent autour du pot et trouvent des excuses farfelues pour ignorer les problèmes de fond.
      Ces problèmes (visserie + faisceau électrique) sont connus par tous les possesseurs d’une mash et par la marque aussi.
      Je te laisse juger des réponses qu’offrent la marque : http://www.mash70-75.com/t3395-Bilan-qualit-fiabilit-vieillissement-de-ma-moto-Mash-125.htm

      ++

    • Maître Cigalou 16 décembre 2016 @ 18 h 09 min

      Oui oui je vais leur faire remonter l’article bien sur Philou. Après je ne les prends pas en « traître » hein. Ils sont déjà au courant. Je les avais prévenus par mail de ce que j’allais dire afin qu’ils puissent me donner des éventuels engagements d’amélioration toussa (et que j’aurai notifiés ici). Mais nada. 🙂

  17. Vincent 16 décembre 2016 @ 13 h 29 min

    Bravo Cigalou et voila pourquoi les blogs motards ont toute leur place car en effet les journalistes osent rarement dire les choses aussi franchement.

    On a de la chance sur notre blog Desbiellesdanslatete.com pas eu de grosses déceptions ou mauvaises surprises dans nos essais mais c’est vrai on se marre quand on voit comment le dernier moteur Harley est encensé par la presse alors que pour nous autant rester avec le précédent ou passer sur le fabuleux 110 screaming eagle…

  18. Le Guillou 18 décembre 2016 @ 9 h 38 min

    Salut Cigalou,
    On te sens un peu amère, tu as l’impression de t’être fait un peu arnaquer.
    Point du tout, si on relis ton 1er message sur cette aventure, tu dis que tu essayes, et que tu diras ce qu’il se passe vraiment. Ben t’es en plein dedans, mission accompli.

    Déception de ne pas avoir trouvé la remplaçante au 350 DR: Oui, mais au moins tu as pu nous le dire, pour de vrai.

    Pour mash, le pari était osé( j’ai un peu bricolé de la chinoise, les problèmes sont les mêmes que ceux que tu cites)

    C’était une aventure, tu l’a tenté, on te remercie tous.

    • Maître Cigalou 18 décembre 2016 @ 13 h 38 min

      Oui tu as bien compris l’idée, je suis surtout déçu que cette moto n’est pas été à la hauteur de mes espérances, j’y croyais vraiment. Et en tant que motard fauché ça aurait été une grande nouvelle qu’un trail mid-zize neuf et accessible digne des légendaires 350 DR (qui commencent à se faire rares sur Leboncoin).

      Après j’ai apprécié et je salut encore Mash pour le courage de leur démarche : confier pour un essai « carte blanche » au long cours une bécane à un petit c**, c’était audacieux. Dommage que derrière ils n’aient su/voulu exploiter cette aventure autrement que sur un plan marketingue.

      Bon après, ça c’est des choix d’entreprise, et vu qu’ils ne me convenaient pas j’ai préféré me retirer. 🙂

  19. Pierre Montigny 18 décembre 2016 @ 18 h 55 min

    Bonsoir, à la lecture des aventures avec la Mash, en particuliers concernant la qualité de la visserie, cela me rappelle une quinzaine d’année une expérience. J’avais trouvé pour mon fils un PW80 Yamaha d’occasion à 5000 fr. en tres bon état n’ayant que trés peu roulé. A l’époque cette machine valait neuve 12000 fr…
    La transaction faite je rapporte la moto un dimanche sur remorque.
    Le lendemain lundi publicité Carrefour dans ma boite, la copie conforme du PW80 sous marque Jiang Shee pour 6000 fr.
    Sur le coup je me dis que pour 1000 fr de plus j’aurai pu avoir une machine neuve identique à la Yamaha. Un collègue en achète un pour son fils, (vendu en caisse) Il le fait monter par un copain mécano moto afin qu’il vérifie que tout soit OK. Montage de la roue avant, le filetage de l’axe ‘foire’, de la guimauve !!! Pas rassurant pour envoyer son gamin s’initier au MX.. Cette mésaventure m’a conforté dans le choix de l’original et non de la copie pourtant en tous points identiques à l’original si ce n’est la qualité des matériaux. En ce qui concerne la mécanique le collègue n’a pas gardé la machine très longtemps et son fils ne s’en est presque pas servi. Cette mésaventure m’a laissé penser que l’exigence de qualité des composants n’est pas la même au Japon et en Chine… Ensuite en fonction de son usage on fait son choix, du chinois neuf ou du japonais ou européen d’occasion…

  20. Ferdi 18 décembre 2016 @ 22 h 42 min

    Il ne faut pas se fourvoyer, le problème n’est pas l’origine chinoise des pièces mais le budget qu’une marque aloue à la fabrication d’un produit.
    La fait est que lorsqu’on cherche à fabriquer à pas cher, il n’y a guere le choix dans le pays de production.
    Mais les entreprises chinoises savent très bien faire des produit de qualité. La preuve en est, le smartphone dernier cri avec lequel je suis en train d’écrire ce commentaire a ete produit en Chine, et je n’ai pas à me plaindre de sa qualité.
    Moralité Mash pourrait tès bien améliorer la qualité de ses motos même en continuant à les produire en Chine. La seule différence sera le prix… Et là, c’est soit Mash qui rogne sur sa marge, soit Ciglaou qui doit économiser un peu plus longtemps pour se payer sin trail flembant neuf…
    Mais ce n’est pas un faisceau de qualité et de la visserie qui tienne le coup qui vont faire doubler le prix de la moto…

  21. Ferdi 18 décembre 2016 @ 22 h 45 min

    Bon, en revanche, il faudra que Cigalou me file les coordonnées du service client de l’éducation nationale pour que je me plaigne de mon piètre niveau en orthographe…

  22. Lu' 19 décembre 2016 @ 23 h 48 min

    Merci Cigalou pour ce retour et ton honnêteté. Comme beaucoup des gens qui finissent sur ce site j’aurais aimé que tu découvres une nouvelle TTR 250/ DRZ400 …

    Cependant, je me permets d’ajouter un petit bémol à un commentaire. Dans ton texte tu compares la qualité de fabrication de la Mash à celle des trails japonnais des années 90. Or ces motos n’était pas, à leur époque, des modèles d’entrée de gamme mais plutôt des coeurs de gammes. De plus elles étaient fabriquées par de la main d’oeuvre qualifiée dans des pays industrialisés (souvent Japon; Italie, USA) et à destination de pays industrialisés. Cette époque était celle dont les véhicules construits étaient les plus fiables jamais produits (205, golf 1, cb500 … ).
    Tout ça pour dire que je ne suis pas du tout convaincu que les nouveaux trails japonnais de 250-400 cm3 qui appairassent n’aient la qualité de fabrication et de conception de leurs grand-mères. En effet ces moto sont majoritairement développés pour les marché en développement et produit par des pays qui n’ont pas les mêmes besoins/exigences que ceux du marché européen. De plus, la logique économique de ces pays favorise parfois un entretien régulier plutôt qu’un sur-dimensionnement des pièces (car la main d’oeuvre locale est peu chère).
    Cependant, je n’ai aucune doute que la visserie et le faisceau électrique seront de bien meilleur qualité que ceux de la Mash.

    L’optimum serait un contre essai de la Versys 250 par Cigalou dans les mêmes conditions 🙂

    .

  23. BenJ 20 décembre 2016 @ 9 h 09 min

    Salut Cigalou,

    Quelle déception à la lecture de cet article… J’attendais beaucoup de cette petite Mash…
    Si seulement Mr.Mash pouvait prendre en compte ces quelques points négatif pour fiabiliser cette moto ce serait parfait!
    J’ai adoré suivre ses aventures depuis la découverte du Paris-Dunkerque sur ton blog.

    Mais il semble en être autrement, dommage, je reste sur mes grands mères! De bonnes vieilles XLR 250 et 500 et la petite dernière en MTX 125R très sympa en balade, même si le 2 tps n’est pas toujours bien vu.

    Bref, j’espère que la SIMA prendra un peu de recule sur la situation, pour se rendre compte que pas mal de petit « trailleux » attendaient beaucoup de ce trail prometteur et ENFIN accessible, et reconnaître ces défaillances facile à corriger pour le prochain modèle!

    Un point négatif, qui n’en est pas vraiment un (simple avis personnel), est l’absence de kick, qui est présent sur toutes mes vieilles brêles et dont j’aurais peine à me passer sur les modèles récents en petite et moyenne cylindré.

    Continue comme ça en tout cas de vrai essais franc et un bon esprit, il serait dommage que les constructeurs et équipementiers passent à coté, comme l’a si bien relevé Kristoph M.

  24. fabein 20 décembre 2016 @ 10 h 19 min

    Salut, j’avais bien aimé la vidéo du Paris Dunkerque et la philosophie prise avec la mash.
    Une moto intéressante.

    Le bilan est donc moins sympathique, dommage pour l’importateur et les motards que nous sommes.

  25. Alan 4 janvier 2017 @ 7 h 42 min

    Salut,
    Ton avis d’utilisateur est très intéressant. Auras-tu l’occasion de tester la CRF 250 Rally? Voici en tout cas une moto qui, sur papier,( certes, avec deux billets de 500 en plus) pourrait bien réunir le meilleur: fiabilité, polyvalence, aptitudes TT et prix.
    Bonne continuation. Ca fait du bien de lire autre chose que des motos à 15000 boules.

    • Maître Cigalou 4 janvier 2017 @ 14 h 02 min

      Ah toi aussi elle t’émoustille cette petite Honda ? Elle a l’air ultra prometteuse oui ! Malheureusement, je ne pense pas qu’Honda pense à moi d’eux même et je n’ai aucun contact chez eux pour aller faire la danse du ventre. :-p

  26. ex-xt 5 janvier 2017 @ 21 h 07 min

    Ayant passé des plombes à chercher une remplaçante a ma dreuzz pour le raid.
    Successivement , WRF 500 adaptée, SWM 500, CCM 450 , DES BÉHÈMES mono, des pegaso introuvables, des ten’ hors d’age…bla bla
    Cette 250 ? Honda ?
    en TT au top , en fiabilité no problemo .
    En raid trop petit si tu charges à 20 en plus du bonhomme .
    beaucoup l’ont fait aux US, ailleurs et ils sont toujours encadrés . avec le 4*4 le frigo les bières les fringues etc. J’ai rien contre je l’ai fait les deux fois .
    Et sur les liaisons, honda ou pas tu vas te trainer même avec la 6 .
    je trouve déjà que mon dreuzz avec ses 40 poneys tourne trop vite à 90 alors…..
    atant prendre un vieux ten’, XR, ST ou autre
    mes deux cents

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

À LIRE AUSSI

Moto-portrait #4 : Régis & son XJ900 Comme chaque dimanche, c'est... moto-portrait ! Attention, deux nouveautés de taille dans cet épisode.  La première chose, c'est que cette quatrième interview a été entièrement filmée et surtout montée par Olive. Alors bien sûr, il a encore une marge de progression mais il faut bien voler de ses pr...
650 SV reborn #challengerallye Il était mouru, il est ressuscité. Gloire au SV ! Et à Gildas son mécano-vaudou...    En ce moment je travaille beaucoup sur le format vidéo en essayant de progresser pour de vrai. Là c'est la première réalisée avec une nouvelle caméra tip-top (je vous épargne le laïus sur le ruinage financier que ...
Tour du Benelux – Étape 2/4 ← Episode précédent Le lendemain matin nous quittions presque à regrets notre campement pour partir visiter le château puis s'offrir un solide petit déjeuner en ville. Enfin c'était bien joli tout ça, mais on avait encore du pain sur la planche, question trajet. On était là, tout pimpants à la te...