Que l’on recherche sa première moto, remplacer l’actuelle voire en ajouter une dans le garage, il y a des erreurs à ne pas commettre. Et des modèles qui, malgré des qualités indéniables pour certaines, sont peu recommandables. Voici une sélection totalement subjective des motos qu’il vaut mieux éviter d’acheter.

 

Design, service après vente ou fiabilité. Parfois, la moto que l’on convoite (ou celle que l’on peut s’acheter faute de mieux) a une réputation catastrophique. Pour certaines, ces tares sont de notoriété publique. Pour d’autres, c’est parfois plus vicieux. Manquant d’expérience en matière de vieilles, ce top ne remonte pas aux années 70 et 80… De toute façon le moindre oignon devient hors de prix avec la mode youngtimer.

La gamme Benelli 3 cylindres

A ne pas confondre avec la gamme actuelle, composée de mono et bicylindres destinés aux permis A2 principalement. A ce jour la fiabilité à l’air bonne et le réseau de concessionnaires se développe. Reste le style… qui a ses adeptes.

Au milieu des années 2000, les Tornado, TNT et Trek se voulaient sportifs, radicaux et sensationnels. Le design était tranché, le moteur plutôt rugueux, bien plus brute que ce qui se fait chez Triumph. L’essai d’une TNT 1130 m’avait donné cette impression. Leurs dernières versions développant 160 chevaux !

Carbone, aluminium et marques prestigieuses pour l’équipement…

La réputation des italiennes peu fiables, on peut dire que ça lui colle à la peau. Rares sont les moteurs ayant dépassé 25000km sans avoir besoin d’être ouverts. (parole de concessionnaire) Niveau électronique c’est pareil. Le pire ? Un réseau tellement faible que l’approvisionnement en pièces détachées auprès de l’usine était une horreur à l’époque de leur commercialisation (alors aujourd’hui…)

Peu d’annonces, toutes peu kilométrées. Benelli, pour ceux qui pensent faire un coup de fusil (Arf ! fusil/Benelli, vous l’avez ?) vraiment, on ne vous le conseille pas.

Suzuki de la série RF

Je suis sûr que pour certains d’entre vous, ce modèle est inconnu. J’en ai vu une en vrai une fois. Son design doit être pour beaucoup à son échec commercial. Car sur le papier, il n’y a pas grand chose à lui reprocher. Ses moteurs 600 ou 900 sont issus des GSXR des mêmes années. Moins noble que ces dernières avec un cadre en acier et non en aluminium, elle a probablement souffert de la concurrence interne, coincée entre la sportive et la GXSF, plus routière.

Rouge, ça va plus vite, c’est bien connu ! Comme les flancs d’inspiration Testarossa ?

J’imagine qu’il est très difficile de trouver les pièces de carénage. Mais pour qui veut rouler différent… Disons qu’une fois achetée, vous êtes mariés avec !

Non, vraiment, je vous la laisse.

Aprilia 6.5 by Starck

J’imagine que le monde n’était pas prêt. Mais si ça vous tente, on en trouve d’occasion !

Voilà, voilà.

Elle a quand même été exposée au Musée Guggenheim de New York. Pour la partie mécanique, on trouve le mono 650 qui équipe également la Pegaso. Et pour la partie esthétique… Disons que, là encore, trouver des pièces de remplacement est juste impossible !

Mash 400 Adventure

Souvenirs d’une expérience avec l’importateur/constructeur. Le test en conditions « Pirate » n’a pas plus à la petite 400. Nul doute que depuis 2016, des progrès ont été faits sur la partie électrique, bien qu’elle soit sortie du catalogue…

La recette des trails d’antant. Mais à la fiabilité désastreuse.

Alors, pour qui veut une moto récente, dans l’esprit des vieux trails suffisamment solide pour aller chercher le pain, pourquoi pas. Mais vu les prix pratiqués en occasion pour la Mash, vous pouvez vous offrir un vrai beau trail japonnais des années 90 ou 2000. Celui-là vous emmènera au bout du monde !

Hyosung 650 (première génération)

C’est une moto sur laquelle j’ai un avis, pour l’avoir essayée suite à une réparation effectué pour un collègue de boulot. (compteur mort, ce qui, au passage, laisse perplexe sur les kilométrages annoncés par ces machines en occasion)

C’était un modèle 2006 rouge, la version GTR avec des carbus. Il l’avait achetée une bouchée de pain à un gars qui avait parcouru à peine 4000km en 4 ou 5 ans. Avant de rouler avec, j’avais remplacé le compteur. J’ai pris peur voyant les plastiques hyper rigides dont certaines pattes de fixation s’étaient cassées avec les seules vibrations du twin !

Place à l’essai. Bon ça remonte à presque 10 ans donc je ne pourrai pas être précis sur le freinage, le châssis etc. A l’époque je roulais en Daytona 955. Le comportement routier ne m’avait pas surpris en mal. Je pense par contre que le compteur de vitesse était laaargement optimiste ! Arrivant sur mes repères de freinage bien moins vite qu’avec ma Triumph, le compteur indiquant pourtant la même chose…

En une après midi à son guidon, j’ai croisé plus de regards curieux et de commentaires positifs de badauds que sur toute la période où j’ai gardé la Triumph ! Là, ça pique l’égo !

Question mécanique finalement, je pense que ces motos ont surtout souffert d’une mauvaise utilisation et/ou d’un manque d’entretien. Car en fouinant on découvre l’histoire de Captain Fury : avec sa GTR de 2008 à carbu, il a parcouru plus de 35000km dont plusieurs road-trips et des rallyes routier. Allez voir son retour d’expérience !

C’est peut-être une bonne moto, mais qui souffrira là aussi de son manque d’image, la revente sera difficile. Méfiance à son historique !

MV Agusta F4

Dur d’évoquer une telle oeuvre d’art dans ce top. Et pourtant ! Si les différentes F4 ont perpétué le design de Massimo Tamburini en le faisant évoluer au fil des années, les déboires mécaniques et/ou électroniques n’ont pas épargné ce modèle.

Et pourtant, qu’est-ce que c’est beau !

Chère à l’achat, en entretien, capricieuse… Les clichés des productions italiennes sont réunis. Mais, en tant qu’oeuvre d’art sur deux roues, elle peut toujours rester dans le salon en guise de déco !

Triumph T595 1997/1998

Ayant eu la version 1999, je peux vous toucher deux mots sur cette moto. Bon, les gars du marketing ont mal choisi le nom « T595 » (« T5 » pour la génération du moteur « 95 » pour la cylindrée de 955cc) Commercialement, le grand public confondait avec une 600. D’où le nom « 955i » assez rapidement donné sur cette machine !

Il existait un échappement haut spécifiquement développé pour cette moto, qui dégageait encore mieux la jante arrière.

Bref, le bloc 955 avec injection a connu quelques faiblesses. Sur les premières versions donc, les carters moteurs étaient poreux, le pignon de 4 avait tendance à s’autodétruire… Ces défauts ont été corrigés à partir de 1999. Pour la roue libre de démarreur fragile, cela a duré beaucoup plus longtemps. Mais avec une batterie bien chargée, en général ça se passe bien.

Ces soucis expliquent le nombre d’annonces à bas prix pour ces motos, les version plus fiables s’affichant plus cher. Donc, à condition d’éviter ces premières version, il peut y avoir de bonnes affaires en occasion. Mieux vaut privilégier les modèles à partir de 99 ou 2000 ! Ou même aller voir du côté de la version restylée à partir de 2004, surnommée « Fat Ass« .

Aprilia 1000 Falco et Futura RST

Les RSV et Tuono équipées du bloc Rotax 1000 sont devenues des machines quasi légendaires, si si ! En tout cas le charme des versions Factory est indiscutable. Pourtant, dans la gamme, il y avait aussi la Sport-GT Falco, la Sport-(un peu plus)-GT Futura et le trail Caponord basés sur ce même moteur.

La recette semble pourtant bonne : équipements de qualité, perfs cohérentes avec son époque…

Pour la Falco, elle est restée dans l’ombre de la RSV1000. La conséquence de son positionnement peut-être pas assez éloigné. La Futura de son côté, a souffert de son parti-pris stylistique. Si elle reprend les codes du VFR 800 en termes d’ergonomie, le tout avec un moteur plus pêchu et des équipements de qualité, le public n’a pas été au rendez-vous. La beauté intérieure ne fait pas tout…

Un pari osé côté style. Qui n’a pas payé.

Ajoutez à cela un bridage il parait catastrophique, il faut vraiment tomber sous le charme pour signer le chèque. Mais, au vu des kilométrages affichés en annonce, la fiabilité à l’air au rendez-vous pour qui tient à rouler différent !

Et chez les japonnais ?

C’est vrai que j’ai cité beaucoup d’européennes. D’un point de vue « tares mécaniques » c’est plutôt rare il faut dire. On trouve, je pense, beaucoup plus de motos qui n’ont pas trouvé leur public et qui du coup, comme la RF de Suzuki, ne sont pas des mauvaises motos mais des trucs dont personne ne veut.

Mais si il faut vous faire une liste non exhaustive, citons les Yamaha GTS 1000 au concept intéressant et osé, Honda Dn-01 beaucoup trop tranché en termes de design, Pacific Coast qui comme son nom l’indique ne s’adresse pas vraiment au marché européen…

Est-il besoin d’en rajouter ?

Bien entendu, vos propositions sont les bienvenues en commentaire ! ^^

2 Commentaires

  1. Sujet hyper dure! Sûr que dans le lot, faut pas vouloir rouler tous les jours avec la MV F4 ou la benelli!
    Par contre la F4 est l’une des plus belles motos des années 2000 avec la 996, non?
    Bon à savoir pour les T595!

  2. La Pacific Coast, appelée également la Plastic Coast était en avance sur son temps. n’est-ce pas le concept même du gros scooter?
    Ceux qui en ont eu une l’adoraient pour son moteur de 800 cm3 et tout le reste, sauf la plastique justement.
    Ah la 1000 GTS, qui m’a fait rêver en son temps.
    Enfin des motos moches, il y en a eu pléthore, la liste serait bien longue. Mais tout est affaire de gout.
    Philippe

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.