Dans les équipements indispensables à moto tels que le casque, le blouson, les gants… je trouve qu’une bonne dorsale doit toujours compléter le tableau. La colonne vertébrale, c’est hélas pas le truc le plus costaud en cas de chute…

Il en existe plusieurs types dont deux grandes catégories : celles que l’on glisse dans la poche dorsale de sa veste (ce sont les plus répandues et les plus pratiques pour un usage quotidien) et celles dites à « bretelles » qui sont indépendantes du blouson. Ces dernières – solidement arrimées à votre dos – offrent forcément une protection optimale. Et il faut savoir que seuls les modèles à bretelles (avec protection de catégorie 2) sont acceptés en compétition ainsi que sur circuit. Plusieurs fois par an je me retrouvais donc à devoir en emprunter une, que ce soit pour des montées historiques ou de la piste.

Pour cet essai j’ai vu les choses en grand : La Portnawak Race sur le Driving Center du Castellet. La Squad All one coche les cases indispensables pour pouvoir entrer sur la pré-grille : homologation catégorie 2 et même étiquette FFM (excès de zèle en l’occurence). Elle existe en 2 trailles S/M et L/XL afin de la faire correspondre le plus possible à votre morphologie. Ce sera « crevette » pour moi. Comme toutes les dorsales à bretelles, elle est plaquée contre vous par lesdites bretelles et une épaisse ceinture lombaire à scratch afin d’éviter qu’elle ne remonte en cas de chute.

Durant le roulage, j’avais tout misé sur mon style de conduite inimitable avec ma Cb 350 pour être la cible des paparazzis et ainsi vous inonder de clichés prouvant que cette dorsale est discrète. Malheureusement il semblerait que personne n’ait osé faire une seule photo (tellement je suis trop formidable, il va s’en dire).

Avec plusieurs session de roulages, j’ai eu l’occaze de ré-enfiler ma combi toute neuve 4 ou 5 fois dans la journée avec tout ce que ça implique comme contorsions. Et avoir ce machin en mousse dans le dos, ça n’aide pas ! Une fois sur la moto, je pense que la taille était un peu petite pour moi car le scratch de la ceinture lombaire tombait pile sur le petit bidou qui apparaît à la trentaine. Cela ne servait donc pas à grand chose quand au maintien de la dorsale.

Les bretelles sont super confortables, assez épaisses aux niveaux des épaules puis réglables en longueur sous les bras. Petit bémol : les bretelles sont fixes sur la partie supérieure ce qui fait un petit paquet façon bourrelet de tissus assez désagréable quand vous la portez.

Pour ceux qui roulent sur piste vous voyez très bien le moment où vous allez entrer en scène et que l’organisation vous tape dans le dos pour vérifier la présence d’une dorsale. Et bien moi j’ai eu droit à : « vous portez une dorsale? » toute la journée !
Alors je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas. Dans un sens elle est super souple et donc fait moins effet carapace. Mais dans l’autre sens n’est ce pas l’effet que l’on recherche justement, la sensation de carapace ?

Je pense que je n’ai pas encore assez d’heure de pratique pour trancher mais je peux dire que cette dorsale est en tout cas fort agréable à porter.


 Le clin d’œil de Cigalou 

Dans l’équipement de « païlote » que m’avait confié Dafy pour la saison 2017/2018, il y avait aussi cette dorsale Squad. Pour des raisons évidentes de déontologie je ne peux vous en faire l’essai, mais je peux je pense compléter l’analyse de Cha Cha par mon retour d’expérience subjectif après une année d’utilisation.

Perso, j’ai un peu tiré la tronche en voyant la Squad sachant que je roulais depuis longtemps avec la Tryonic qui est une des références du marché. Deux plaques de mousse, pas de coque en dur, elle me laissait dubitatif malgré son label FFM et son classement catégorie 2 (le plus haut). Sauf qu’elle a largement fait ses preuves sur le plan de la protection avec mes deux grosses chutes de l’année : une au Rallye des Volcans  où j’ai « slidé » de tout mon long sur le bitume et une autre lors de l’hivernale l’Authentic où j’ai fait un superbe high-side sur le verglas. Si, si, c’est possible.

Pour moi, son principal atout est son faible encombrement. Très fine, se glisse sous n’importe quelle veste ou combarde sans avoir à te contorsionner ou demander l’aide à ton assistance. En outre, avec sa forme toute plate, elle évite le look « quasimodo » de la Tryonic qui est très bombée, ce qui n’est pas anodin dans un usage quotidien. Personne n’aimant être moche…

Bref, je valide à 100% cette dorsale qui se fait parfaitement oublier, pour aller bosser comme sur circuit. 


 

 

 

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2 Commentaires

  1. J’ai bien aimé le:
    « la ceinture lombaire tombait pile sur le petit bidou qui apparaît à la trentaine ».
    Avec celui de la quarantaine ET de la cinquantaine, c’est 2 dorsales en opposées que je vais bientôt porter.
    Philippe

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