Le bitume. On l’aime bien rugueux, pour que nos pneus accrochent ses aspérités et nous permette de profiter de la balade. Problème : en cas de chute, c’est toi qui va prendre la place des pneus et venir sentir le grip de l’asphalte ! Solution : équipes-toi. 

Ayant vécu quelques années dans le Sud de la France, je peux vous dire que la pizza est une spécialité locale. Outre les très bonnes déclinaisons à base crème et tomate, certains usagers de deux-roues motorisé en ont connu à base de Biafine. J’ai bien dit usager de deux-roues et non motardUn freinage non maîtrisé, une caisse qui déboîte sur la route saturée de Palavas et le Tmax ou le Z750 finit par terre. Pour la bronzette, c’est râpé (enfin, si j’ose dire.)

A ce sujet, je ne peux que vous recommander de (re)voir la vidéo de Medhiator !

Mais je dois avouer que je n’ai pas toujours été au top sur mon équipement. Non, non. Casque, blouson, gants, chaussures ou bottes, ça, ok. Mais le jean, je n’ai jamais sauté le pas en 10 ans de permis moto. Je portais mes jeans de tous les jours et même une chute ne m’a pas fait changer d’avis. (Bon, en même temps, y’avait déjà eu pour un petit billet en peinture suite à ça !)

Test du Jean All One a paraître bientôt.On a essayé de se mettre au tas, sans succès.#dafymoto #viedemotard #honda #allone

تم النشر بواسطة ‏‎Mathieu Delmas‎‏ في 18 أبريل، 2018

Il faut dire, que je cherche les ennuis… 

J’ai donc connu la pizza. Même si le jean ne s’est pas déchiré, ça me pique encore rien que d’y penser, lorsque j’ai dû l’ôter et prendre une douche ! Je n’ose imaginer la même chose en short. Avec du gravier comme dirait l’autre…

Bref, j’ai essayé un jean moto

Oui, parce que le cuir, ça fait païlote. Mais ça passe pas partout. Et puis l’été les bonbons collent au papier, l’hiver l’escargot rentre dans sa coquille. Mm’voyez ?. Donc finalement je roulais beaucoup plus avec mes jeans de ville que mon cuir.

Alors, attiré par la discrétion et le confort par temps chaud comme froid, lorsque Dafy m’a proposé de tester leur jean, j’ai dit oui ! Voici donc le All One Tsar LT (à vos souhaits !)

Bucolique.

Coupe droite, renforcé en totalité et doublure Kevlar. Il est orienté toutes saisons. En ce qui me concerne, je l’ai testé en période hivernale. Pluie, froid, sel… Une bonne petite torture ! Et il s’en sort avec brio. En été, je pense que la couche de Kevlar doit donner chaud. Rouler par plus de 25 degrés en ville doit faire un peu sauna, mais sur route rien à signaler. Après tout, quand on roule équipé, c’est normal d’avoir chaud !

Les emplacements pour les protections aux genoux permettent un réglage sur deux positions.

Une petite précision, il taille un poil grand. J’ai pris du 40, moi qui fait plutôt un 38. Mais je voulais quand même anticiper les couches portées dessous en hiver.

Oui…

Bon.

Le fait de se trouver en période de raclette post-réveillon m’a aussi fait pencher sur du 40, j’avoue.

Mais j’ai pu rattraper le coup grâce aux boutons à la taille, permettant de le resserrer un peu.

Du coup, avec mes sous-couches, ça passe nickel desserré et quand je porte juste un tee-shirt je n’ai qu’à mettre le cran en dessous.

Niveau protection, des pièces souples trouvent place aux genoux et aux hanches. Ce n’est pas du D3O mais elles se font oublier, autant pour la marche que sur la moto, et c’était ma plus grande appréhension, ne pas être à l’aise dedans.

De ce côté là, les kilomètres parcourus se sont fait dans le confort. Je pense notamment à mes deux jours de roulage avec Le Motarologue. Soit deux journées de plus de 11 heures de meule chacune ! En direction de l’hivernale du Vercors avec Régis, je n’avais pas mis de sur-pantalon. Mais une couche supplémentaire dessous. Je n’ai pas eu froid, l’air ne remonte pas dans le pantalon grâce aux solides élastiques qui se glissent sous la botte (et ont résisté aux repose-pieds façon piège à loup du DR !) et il remonte assez haut pour ne pas découvrir le dos.

A peine un peu détendu après ce traitement de choc !
J’aurai aimé un système à boutons pression pour pouvoir les retirer l’été.

Une fois descendu de la moto, le confort est là pour passer la journée au boulot. Seule l’épaisseur des protection de genou trahissent son utilisation ! Je leur reproche des poches trop petites pour nos smartphones actuels. Ce qui fait qu’en étant assis sur la moto, le téléphone appuie sur le bassin. Désagréable mais facilement contournable en rangeant ce dernier dans le blouson.

Bilan

A un peu plus de 100e, ce jean se situe dans les premiers prix du marché. Pourtant, il a prouvé sa robustesse face aux éléments et son confort au fil des kilomètres. J’émets une réserve cependant sur l’utilisation par temps très chaud. La contre-partie logique d’une matière très résistante à l’abrasion, mais il faut savoir ce que l’on veut.

Et la pizza, je la préfère au resto après une bonne journée de roulage que sur ma cuisse…

 

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Très bon article, merci pour les conseils. J’avais acheté un jean moto il y a quelque temps et je me demandais vraiment ce que cela valait. Merci 😉

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