L’essai en situation de la veste Canyon LT all one aura été le plus éprouvant de ma vie. Premièrement parce que je n’avais jamais fait d’essais avant, ensuite parce que sur les trois hivernales prévues je n’ai réussi à n’en faire qu’une. Heureusement, les conditions idéales étaient au rendez-vous. Froid, vent, neige, pluie. Les quatre éléments de l’hiver. Pour tester une veste d’hiver, avouez que ça tombait bien !

La Canyon LT all one est, comme son nom l’indique aux anglophones, une veste tout en un. Elle permet de  pratiquer le loisir motocycliste avec sérieux et élégance durant toute la période se situant entre halloween et pâques, appelons cela l’hiver.
Elle est légère, confortable, offre de nombreuses combinaisons quant aux réglages tant au niveau de la taille que des bras ou des hanches. En effet, nous avons trouvé les différents scratchs, boutons pression et fermetures à zip bien positionnés et efficaces. En résulte une veste qui permet d’être à l’aise autant sur la moto qu’à côté. Les mouvements sont libres en toute circonstance, tant pour monter une tente que pour allumer un feu, boire de la gnole, écrire son nom dans la neige ou être plaqué sur le capot d’une voiture de police avec les mains bien en évidence.

Les manches se ferment grâce à une fermeture à zip que vient seconder une languette à scratch. Très efficace pour empêcher l’air de s’engouffrer dans les manches et rouler avec un parachute sur le dos.
A l’avant, une double fermeture à zips décalés permet une fermeture de la veste assez efficace, même si on regrettera l’épaisseur insuffisante de la toile à cet endroit. Efficace dans le sens où elles remplissent parfaitement leur rôle de coupe-vent mais moins bien celui d’isolant thermique. En effet, nous n’avons pas pu nous débarrasser d’une sensation de froid sur le thorax passée une certaine vitesse. D’autant plus dommage que le reste du tronc est parfaitement bien protégé du froid.

Au niveau du cou, une autre languette à scratch, elle aussi classique, parachève l’empaquetage du bonhomme. Elle a au moins le mérite d’exister même si, à notre avis, elle aurait nettement gagné en efficacité en étant placée deux ou trois centimètres plus haut. Tour de cou obligatoire, donc. Dommage là aussi !

En ce qui concerne les hanches, une fermeture à zip de chaque côté permet d’élargir ou de serrer la veste. Point de confort non négligeable si on porte ou non un sur-pantalon épais.
Système de languette à scratch pour la taille. Simple, classique et efficace.

Les poches sont nombreuses, grandes, bien placées. On appréciera les grandes sous-poches sous les poches abdominales, qui permettent de garder les mains au chaud tout en déambulant tel un jeune hippocampe belliqueux entre les feux de camp. Viennent s’ajouter une grande poche dorsale ainsi qu’une petite très pratique située au niveau du thorax, entre les deux fermetures principales. Le portable reste ainsi au chaud, la batterie tient plus longtemps.

                          

La doublure de la veste offre elle aussi deux poches intérieures. Une grande et une autre spécifiquement dédiée au téléphone. Malheureusement, nous avons jugée cette doublure parfaitement inutile par grand froid. Nous avons donc préféré l’enlever, libérant ainsi de la place pour superposer des couches de vêtements polaires sous la veste. En revanche, elle remplit parfaitement sa fonction à des températures « courantes » pour la morte saison. Pour de petits roulages autour des zéro degrés, inutile de l’escamoter. Un bon pull par dessous suffira.

Point de vue sécurité, la Canyon LT offre des protections honnêtes. Bandes réfléchissantes judicieusement placées, juste ce qu’il faut pour rester visible la nuit sans pour autant ressembler à un patrouilleur d’autoroute allemand ou à un de ces mecs qui guident les avions de chasse pour apponter sur les porte-avions dans le golfe du Bengale. Les coudes et les épaules sont coqués avec un plastique dur mais très bien articulé.
On aura cependant noté l’absence incompréhensible de dorsale alors qu’un logement prévu pour en accueillir une est présent.
Par chance, nous avons pu adapter celle de notre cuir et parachever la protection individuelle. Le risque de chute étant plus élevé l’hiver, il nous parait indispensable pour une veste hivernale d’être pourvue de cette protection sans que ce soit une option. Ce sera le seul vrai reproche.

Pour l’avoir utilisée régulièrement et par tous types de temps depuis quelques mois, nous avons également pu constater que la Canyon LT résiste très bien à l’eau même au niveau des soufflets d’aération refermables situés aux épaules. Même les pluies soutenues ne l’ont pas traversée. Elle protège bien du vent, est très agréable à porter et, une fois débarrassée de sa doublure au profit de simples vêtements polaires, remplit très correctement son rôle de veste d’hiver. Pour moins de 200 euros, le jeu en vaut la chandelle.

 

 

Plus d’informations →

Régis vit en Haute-Savoie. Unique héritier d'une longue lignée de non-motards, fasciné depuis sa plus tendre enfance par tout ce qui a un moteur entre deux roues pour des raisons toujours obscures. Curieux de nature, autodidacte dans bien des domaines, condamné à mort par contumace dans plusieurs pays d'Amérique latine, il a fini par découvrir que son amour de la moto était non seulement aussi fort que celui qu'il a pour l'écriture, mais qu'en plus l'un nourrit l'autre.
PARTAGER

2 Commentaires

  1. Pour la pénétration de l’air sur le thorax, j’applique toujours la technique du journal par grand froid. Même avec ma veste moderne.
    Je choisis néanmoins une presse de qualité, pas n’importe quelle parution de gare ou nauséabonde.

    Philippe

  2. Pour avoir pratiqué le cyclisme sur route pendant de nombreuses années et avoir descendu la plupart des grands cols alpins à toute berzingue, je confirme que la technique du papier journal est indémodable. Un coup à regretter de privilégier la presse numérique ! 😀

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here