Dans l’univers de la vidéo moto de q-u-a-l-i-t-a-y, dur-dur de trouver une place entre nos Top Gear sur deux roues d’High Side et l’indétrônable Lolo Cochet. Ils trustent sans conteste le registre des vidéos marrantes. Le reste paraissant bien fadasse ou carrément « déjà vu » à côté d’eux…

C’est certainement bien conscient de cet état de fait que David Dumain (je ne vous ferai pas l’affront de le présenter) a choisi un registre très différent en se lançant à son tour dans la production vidéo : Concevoir une émission au ton très sérieux.  De l’info, du débat, un format hyper long (pour Youtube) et – encore plus osé – hebdomadaire. Bref, disons qu’il a fait le pari d’une ambiance Arte plutôt RMC découverte. Perso, je trouvais le concept très risqué vu la tendance actuelle portée vers toujours plus de vlogs-buzz tout pourris… Mais Sans Concession a réussi à trouver son public et attaque sa deuxième saison le 5 septembre.

Bon, jusque là, on est bien d’accord, globalement, on s’en fout, tu le savais déjà toussa. Là où ça nous concerne, c’est que fin juin – alors que je suis en train de jeter mes copies de bac du haut d’un escalier histoire de les corriger rapidos selon une technique ancestrale de prof – je reçois un appel de David Dumain. WTF ? Notre dernier échange avait été assez musclé un an et demi plus tôt. Les « anciens » lecteurs de Vie de Motard s’en souviennent certainement : Je m’étais fait défoncé par à peu près toute la presse moto suite à un article où je disais, maladroitement, qu’ils étaient à chier (putain, j’étais vraiment un chien fou-fou quand j’y repense). Alors, recevoir l’appel d’un journaliste – et qui plus est du grand ponte David Dumain – même Nostradamus en aurait fait un bond de surprise…

On commence la conversation en se vannant un peu sur cette échauffourée et David en vient au plat de résistance en nous proposant à moi, ma barbe et ma grande gueule, de rejoindre l’équipe de Sans Concession. ll aimerait des vidéos ponctuelles de baroudage comme on fait sur notre chaîne et des essais au très long cours comme la Mash. Ah et aussi une chronique régulière si je suis partant. A la fois ça me tente à fond, à la fois, partir toutes semaines à l’autre bout de la France sachant que je vis au fin fond de la montagne, que j’ai (accessoirement) un métier et un bébé, c’est juste impossible. Il faudrait que je puisse tourner ça à domicile et que je lui envoie la vidéo. Ok ? Un format 2 minutes et qui fasse un peu honneur au titre de l’émission. Oui, ça peut le faire. Mais… sur quoi ? Gros blanc au téléphone. On cogite. Puis, en déconnant sur notre passif, je lui dis « tiens, je pourrais faire une revue de presse« . Il se marre. Puis il me dit « mais c’est pas si con en fait…« 

Et c’est comme ça qu’est née la « Revue de presse pimentée par Quentin » que vous allez – si je ne meurt pas d’épuisement à cause d’une sombre histoire de dents de lait qui poussent – retrouver toutes les semaines dans cette seconde saison de Sans Concession.


(Merci au Motard Bionique pour la photo de ma tronche d’imbécile heureux)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.