Histoire de faire connaissance avant de partir à un autre bout du monde, l’équipe de Vie de Motard m’a demandé d’écrire un article afin de me bizuter présenter. Baptiste m’a alors gentiment proposé de vous raconter une mésaventure que j’ai vécue. Histoire de bien me foutre la honte dès le début. Il est gentil ce Viking…

Je m’exécute. Le contexte : Fin 2016, c’est l’été en Australie et je me retrouve avec une Harley Iron 883 de location pour 7 jours dans le Sud du Queensland. Avec l’envie de jouer au petit cowboy australien, je décide à partir en road trip à la découverte du Bush. Terre rouge, festival de rodéo, pub à la mode saloon, serpents mortels et matos de camping…BOUM ! Je vais prendre mon pied !

Et quel pied ! Il fait beau, la moto est superbe et je me vois déjà le soir au bord du feu avec un bout de paille dans la bouche sur un fond de country. En attendant, je vais devoir doubler cet énorme camion devant moi. C’est un Road Train de 4 remorques, pas simple à passer sans une grande visibilité, et la configuration de la route et celle du trafic m’empêchent de faire gronder ma Harley. Le problème est que la route est bien abîmée par le passage de monstres comme celui que j’observe devant moi. Je reçois donc de nombreux petits cailloux, sur les jambes, les gants et le torse.

Cela doit faire maintenant 5 minutes que je suis bloqué derrière ce camion et je commence à m’y intéresser un peu plus en détail. Il transporte du bétail. EN MASSE ! Quatre remorques remplies de vaches pour être exact. Je comprends alors d’où venait cette belle odeur… C’est à cet instant précis que mon cerveau décide de prendre le relais pour me rappeler la théorie de « relation de cause à effet ».

En plus des vaches, ce camion doit logiquement avoir dans sa cargaison une quantité importante de bouses mélangées à de l’urine (pas folle la bête). Je remarque alors que du coin bas arrière gauche de la remorque s’échappe un liquide / solide des plus nauséabonds. Vous vous souvenez : tous ces petits cailloux… que je reçois depuis 5 minutes maintenant ? Ce ne sont pas des cailloux mais des déchets… animaux, fécaux que je me prends en pleine face.

Ayant vraiment voulu jouer au cowboy, je n’avais pris qu’un seul pantalon pour l’ensemble du trip. Ce pantalon (tout comme la majorité de la surface de mon corps) est maintenant couvert d’excréments juteux tout justes « sortis du four ». Et croyez-moi, malgré un bon lavage dans la rivière, l’odeur et le visuel de ce premier échec dans ce pays hostile, m’ont accompagnés tout au long de ce périple. Et là comme dirait Louis de Funès « Comment ça, merde alors ? But alors you are French ? ». La vérité me rattrape et en effet, je suis Français et non cowboy du bush australien. Deux bouts de cotons dans le pif, sept jours plus tard avec quelques grimaces de la part des caissiers de plusieurs stations essence, j’ai dû retourner cette superbe moto. Grâce à elle, j’ai vécu une semaine gravée à jamais dans ma mémoire. Cette sensation de liberté à voyager seul et camper où bon nous semble est vite devenue très addictive et depuis j’essaye d’associer ma passion pour le deux-roues avec celle du voyage dès que possible.

Et maintenant que les présentations sont faites, sachez que j’ai pour projet d’être à nouveau recouvert de ce mélange, bon pour la peau, lors de mon prochain périple Take A Way. Avec ma KLR cette fois-ci, je vais retrouver, dès Septembre, les pistes d’Amérique du Sud pour la défense des animaux et de leur environnement. Promis, je vais faire plein de belles photos et vidéos pour vous faire partager le plus possible mes nouveaux amis, mes amours et mes emmerdes.

Clément, 26 ans, aventurier gaffeur de première classe, enchanté.

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